Présentation

« Ils » avaient rêvé d’un festival de pièces de théâtre qui soit le reflet du monde dans lequel nous vivons, eh bien ce rêve de Jean-Marie Besset et de Gilbert Desveaux, les créateurs du Festival NAVA, s’est transformé en réalité depuis douze ans.

Distinguer les auteurs qui donnent un sens à aujourd’hui, et révéler les auteurs de demain en leur donnant une tribune, un laboratoire, une rampe de lancement, une première audience test, tout en assurant le désenclavement culturel d’une région par un événement touristique estival de haute tenue, tel est NAVA.

Le modèle, ce sont les festivals d’été qui existent aux Etats-Unis (Louisville, Williamstown) ou qui ont existé (le Carnegie Mellon Festival of New Plays à Pittsburgh).

Il s’agit de présenter, en avant-première de leur production nationale, cinq pièces, pour deux représentations, chacune en adéquation avec un lieu différent (de 200 à 300 places) choisi dans la vallée de l’Aude et les environs immédiats.

La ville de Limoux et les représentants de la vallée de l’Aude avaient dès le début confié la direction artistique de NAVA à Jean-Marie Besset et à Gilbert Desveaux. Depuis 2010, ce tandem anime et dirige le Centre Dramatique National de Languedoc-Roussillon « Les 13 Vents » à Montpellier, mais il n’en reste pas moins fidèle à NAVA dont il dévide toujours, pour notre plaisir, le fil conducteur : sélection des textes, choix des équipes les mieux armées pour les faire advenir, et des artistes les mieux à même de les incarner, de leur donner une vie ultérieure.

Depuis onze ans, les pouvoirs publics ont laissé carte blanche à l’équipe de NAVA pour faire vivre ses choix. Et ce, à destination d’un public de plus en plus attentif et nombreux, sensible à cette liberté de ton et à cette indépendance artistique. Ce dont nous nous réjouissons tous.

De plus en plus de spectacles de renommée nationale ont fait leurs premiers pas sur les planches, le sable ou le gazon des théâtres en plein air du festival NAVA. Cette édition 2011 étrenne un nouveau lieu à Limoux - le Musée du piano - abrité dans la magnifique église Saint-Jacques. Quand les notes font place aux mots, même les anges sont obligés de prêter l’oreille.

Philippe Harrouard